PROJECTIONS DE POUSSIÈRE DE FEMMES

Posted in ACTUALITÉ on mars 30, 2010 by luciethierry

Bonjour à tous,

1) Les prochaines projections de « Poussière de femmes » auront lieu le week-end du 17 mars 2012 à Rennes (http://www.comptoirdudoc.org), et le vendredi 27 avril 2012 à 18H30 à la grande motte, au restaurant Le prose (04 67 56 59 98).

Je serai là pour discuter et échanger avec vous.

A Bientôt, j’espère !

Lucie Thierry

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ACHAT DU DVD « POUSSIÈRE DE FEMMES »

Posted in ACTUALITÉ, ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags , , on janvier 28, 2010 by luciethierry

 

BONJOUR À TOUS

Vous pouvez acheter le DVD de « Poussière de Femmes » pour 10€.

Pour cela, envoyer moi un mail à lucie_thierry@yahoo.fr

A bientôt !

Lucie Thierry

Téléobservateur

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags , on janvier 28, 2010 by luciethierry

Des silhouettes féminines marchent dans l’obscurité, dans un silence rompu seulement par le claquement de leurs tongs. Elles se rendent sur leur lieu de travail, les rues de Ouagadougou. Un nouveau bruit, tout aussi léger et régulier, se fait bientôt entendre : celui des petits balais sans manche qu’elles passent méticuleusement sur la route. Ces femmes, issues de milieux défavorisés, appartiennent à la Brigade verte, une association qui travaille pour la mairie. Le dos cassé en deux, elles dépoussièrent les artères de la capitale du Burkina Faso avant son réveil. Un travail ingrat, rétribué chichement, méprisé par les hommes et les jeunes, rendu dangereux par les voitures et les mobylettes, mais assurément utile.

«Au début, se souvient l’une d’elles, engagée dans la Brigade verte depuis dix ans, il fallait gratter la route avec des pioches pour voir le goudron. Il était complètement recouvert de terre. C’était tellement sale que ça ne donnait pas envie de balayer. Mais, aujourd’hui, ça a diminué.» Même relative, cette nouvelle propreté a permis la plantation d’arbres, et Mariam, Eugénie et Ramata sont fières de cette amélioration. À travers leur modeste tâche, ces femmes qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer évoquent leur condition, la polygamie, la pauvreté, l’analphabétisme… Livrés sans commentaires, autant de témoignages réalistes et touchants.

Article Isabelle Pia sur Téléobs

Exposition photographique Noir et Blanc

Posted in PHOTOGRAPHIES on janvier 28, 2010 by luciethierry

Exposition qui accompagne le film « Poussière de Femmes »

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso, un 14 juillet 2003, je descends de l’avion.

L’obscurité a envahi la ville. Je découvre de vieilles femmes, balayant les grandes artères goudronnées.

Ces femmes m’intriguent, je m’interroge. Qui sont-elles, que font-elles si tard dans la nuit . Qui les embauche ? Tout se mélange dans ma tête.

Je décide de m’approcher, de chercher à comprendre. Pourquoi balayer la poussière de cette ville sahélienne qui, à coup sur, reviendra ?

Avec mon regard naïf, venu directement d’Europe et encore vierge de tout cet environnement, j’ai du mal à concevoir que ces femmes puissent balayer une capitale avec de tout petits balais en paille… dans des conditions si difficiles, courbées, avalant la poussière et la fumée des motos et voitures. Elles sont sans cesse en danger.

Tout cela me paraît absurde, comme un travail sans fin, presque inutile.

Alors je me décide de prendre le temps, d’essayer de rentrer dans leur intimité, de connaître leur regard vis-à-vis de ce travail mais aussi vis-à-vis de leur famille, de chercher à comprendre pourquoi elles font ce travail et ce que ça leur apporte.

C’est ainsi que par le biais de la photographie, j’arrive à leur montrer ce que je ressens et à connaître petit à petit un peu mieux ces femmes. Mon regard évolue avec le temps et la confiance installée.

Je resterai 4 ans avec ces femmes.

4 ans nécessaires pour les approcher, pour qu’elles se confient et surtout pour les comprendre et trouver un regard plus « juste », ou en tout cas, plus proche de leur réalité et de leur vécu.

4 ans pour faire 700 prises et en sortir une trentaine qui voient le jour aujourd’hui, grâce à Alain Noaille, Le sémaphore à Nîmes.

4 ans pour vivre au Burkina Faso et essayer de comprendre un culture si différente et à la fois tellement proche de nous.

Et enfin 4 ans pour réaliser un documentaire qui veut rentrer dans la profondeur des relations que j’ai pu construire avec ces femmes. Un documentaire à l’image de mon parcours mais aussi à l’image de ces femmes, belles et fières de ce qu’elles sont.

Je vous donne rendez-vous aux prochaines projections de Poussière de femmes.

Lucie Thierry

Poussière de Femmes

Posted in ACTUALITÉ on janvier 27, 2010 by luciethierry

La prochaine projection du documentaire « Poussière de Femmes » aura lieu en avril 2010, au festival de films de femmes de Créteil.

Programme en cours sur leur site internet…

http://www.filmsdefemmes.com/

Sawa, Douala la belle

Posted in DOCUMENTAIRES on janvier 1, 2010 by luciethierry

Montage du documentaire « Sawa, Douala la belle » (26min), réalisé par Martin Nganguem Kamdem.

Sortie nationale : Janvier 2010

Première mondiale au Festival de Göteborg – Suède

PRIX DU MEILLEUR COURT-MÉTRAGE DOCUMENTAIRE AU FESTIVAL VUES D’AFRIQUE 2010

Synopsis :

Après 5 années passées au Burkina Faso, 5 années nourries au cinéma et au jazz, je retourne dans mon pays, le Cameroun. Je reviens m’enquérir de sa situation économique à travers le regard de ma famille et de mes amis. J’y vais aussi pour exorciser un fantôme qui ne cesse de me hanter, celui de l’usine familiale qui a fermé.

Je suis muni pour cela de mes 2 passions : le cinéma et le jazz.

Festival Trace de vie 2009

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on décembre 1, 2009 by luciethierry

Article écrit durant le festival Trace de vie, Clermont Ferrand.

Au milieu de la nuit, des femmes envahissent la ville. Elles se dispersent dans les rues de Ouagadougou, se penchent et commencent un curieux rituel. Pliées en deux, ces femmes débarrassent la capitale de la poussière et du sable qui s’insinue chaque jour dans les moindres recoins. A l’aide d’un simple balai de paille et de beaucoup de courage, elles rendent leur ville « propre et belle ». 

Les brigades vertes de Ouaga n’embauche que des femmes. Au commencement, des hommes ont voulu profiter de ce travail, mais ils ont vite renoncé : trop dur et très mal considéré. Alors que le métiers est perçu comme honteux, ces femmes sont fières d’affirmer qu’elles participent à la vie de leur foyer. Elles vivent pourtant dans une société machiste qui voit d’un mauvais œil qu’une femme travaille à l’extérieur. Difficile alors de faire accepter au chef de famille de partir en pleine nuit pour balayer les rues.

Mais ces femme s ne sont pas à plaindre. Lucie Thierry, qui réalise ici son premier documentaire, nous révèle leur secret : ce n’est pas seulement une fierté de travailler, mais bien un accomplissement. Dans les brigades vertes, elles ont trouvées des amies, des confidentes. Elles se soutiennent entre elles et alors que la route réapparait sous leurs balais, les rires fusent et les langues se délient : les hommes, les enfants…

Un documentaire qui donne la parole à ces ombres discrètes de la ville, sans misérabilisme, mais avec beaucoup d’intelligence. Rappelons juste la phrase de Thomas Sankara qui clôt le film : « J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte » (discours « la libération de la femme : une exigence du futur » 8 mars 1987).

Par Astrid.