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ACHAT DU DVD « POUSSIÈRE DE FEMMES »

Posted in ACTUALITÉ, ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags , , on janvier 28, 2010 by luciethierry

 

BONJOUR À TOUS

Vous pouvez acheter le DVD de « Poussière de Femmes » pour 10€.

Pour cela, envoyer moi un mail à lucie_thierry@yahoo.fr

A bientôt !

Lucie Thierry

Téléobservateur

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags , on janvier 28, 2010 by luciethierry

Des silhouettes féminines marchent dans l’obscurité, dans un silence rompu seulement par le claquement de leurs tongs. Elles se rendent sur leur lieu de travail, les rues de Ouagadougou. Un nouveau bruit, tout aussi léger et régulier, se fait bientôt entendre : celui des petits balais sans manche qu’elles passent méticuleusement sur la route. Ces femmes, issues de milieux défavorisés, appartiennent à la Brigade verte, une association qui travaille pour la mairie. Le dos cassé en deux, elles dépoussièrent les artères de la capitale du Burkina Faso avant son réveil. Un travail ingrat, rétribué chichement, méprisé par les hommes et les jeunes, rendu dangereux par les voitures et les mobylettes, mais assurément utile.

«Au début, se souvient l’une d’elles, engagée dans la Brigade verte depuis dix ans, il fallait gratter la route avec des pioches pour voir le goudron. Il était complètement recouvert de terre. C’était tellement sale que ça ne donnait pas envie de balayer. Mais, aujourd’hui, ça a diminué.» Même relative, cette nouvelle propreté a permis la plantation d’arbres, et Mariam, Eugénie et Ramata sont fières de cette amélioration. À travers leur modeste tâche, ces femmes qui n’ont pas l’habitude de s’exprimer évoquent leur condition, la polygamie, la pauvreté, l’analphabétisme… Livrés sans commentaires, autant de témoignages réalistes et touchants.

Article Isabelle Pia sur Téléobs

Festival Trace de vie 2009

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on décembre 1, 2009 by luciethierry

Article écrit durant le festival Trace de vie, Clermont Ferrand.

Au milieu de la nuit, des femmes envahissent la ville. Elles se dispersent dans les rues de Ouagadougou, se penchent et commencent un curieux rituel. Pliées en deux, ces femmes débarrassent la capitale de la poussière et du sable qui s’insinue chaque jour dans les moindres recoins. A l’aide d’un simple balai de paille et de beaucoup de courage, elles rendent leur ville « propre et belle ». 

Les brigades vertes de Ouaga n’embauche que des femmes. Au commencement, des hommes ont voulu profiter de ce travail, mais ils ont vite renoncé : trop dur et très mal considéré. Alors que le métiers est perçu comme honteux, ces femmes sont fières d’affirmer qu’elles participent à la vie de leur foyer. Elles vivent pourtant dans une société machiste qui voit d’un mauvais œil qu’une femme travaille à l’extérieur. Difficile alors de faire accepter au chef de famille de partir en pleine nuit pour balayer les rues.

Mais ces femme s ne sont pas à plaindre. Lucie Thierry, qui réalise ici son premier documentaire, nous révèle leur secret : ce n’est pas seulement une fierté de travailler, mais bien un accomplissement. Dans les brigades vertes, elles ont trouvées des amies, des confidentes. Elles se soutiennent entre elles et alors que la route réapparait sous leurs balais, les rires fusent et les langues se délient : les hommes, les enfants…

Un documentaire qui donne la parole à ces ombres discrètes de la ville, sans misérabilisme, mais avec beaucoup d’intelligence. Rappelons juste la phrase de Thomas Sankara qui clôt le film : « J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte » (discours « la libération de la femme : une exigence du futur » 8 mars 1987).

Par Astrid.

Prix et principaux festivals

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on janvier 28, 2009 by luciethierry

Poussière de Femmes a été diffusé sur TV5 Afrique et sur ARTE. Il a aussi participé à plusieurs festivals dont :

– FESPACO, Ouagadougou, Burkina Faso, section panorama, février 2007
– Festival du Film Panafricain Nord-Sud Développement, Cannes, section panorama, avril 2007
– Festival Vues d’Afrique, Montréal, section panorama, avril 2007
– Rencontres Professionnelles à Gorée, Sénégal, Africadoc, mai 2007
– Festival Ciné droit libre, Ouagadougou, Burkina Faso, juillet 2007
– Rencontres cinématographiques de Prades, juillet 2007
– Etats généraux de documentaires de Lussas, août 2007
– Les écrans documentaires de Ouagadougou, Burkina Faso, novembre 2007
– Lumière d’Afrique, Besançon, novembre 2007
– Festival international du film de Ouidah, Bénin, Quintessence, janvier 2008
– Regards sur le cinéma du Sud, Rouen, janvier 2008
– Les inattendus, Lyon, janvier 2008
– Festival international cinéma et femmes de Guadeloupe, janvier 2008
– Festival Itinérances, Alès, Mars 2008
– Semaine du cinéma méditerranéen de Lunel, Mars 2008,
PRIX DU JURY
– Rwanda Film Festival, Mars 2008
– Festival « contra el silencio », Mexico, Avril 2008, PRIX DU MEILLEUR DOCUMENTAIRE / Catégorie « Femmes ».
– Afrika Film Festival, Louvain, Belgique, Avril 2008
– Festival des cinémas africains, Bruxelles, Belgique, Avril 2008
– La caravane des cinémas d’Afrique, Sainte Foy sur Lyon, Avril 2008
– Festival des droits de l’homme, Paris, Septembre 2008
– Festival « l’été indien », Andrézieux, Octobre 2008
– Festival Images et Paroles d’Afrique, Ardèche, Décembre 2008
– Festival Vents du monde à Chaponost, mai 2009
– 1er rencontres cinématographiques d’Aimargues, Août 2009
– Festival Cinéma d’Afrique Lausanne (Suisse), Août 2009
– Festival Trace de vie, Clermont Ferrand, novembre 2009
– Mois du documentaire en Martinique, Bibliothèque Schoelcher à Fort de France, 2009
– Festival de films de femmes de Créteil, Avril 2010

A suivre…

Festival d’Alès 2008

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags on avril 28, 2008 by luciethierry

Jeune Afrique

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on septembre 1, 2007 by luciethierry

Du 19 au 25 août se sont tenus les états généraux du film documentaire. Avec une sélection spécifiquement dédiée au continent.

Est-ce que réaliser un film peut changer la vie ? Servir à quelque chose ? Comment montre-t-on la réalité ? Questions récurrentes durant les états généraux du film documentaire qui, comme chaque année depuis vingt ans, se tenaient à Lussas, en Ardèche (France), et sont engagés depuis 2001 dans la promotion et le soutien des documentaires africains. Ces questions sont cruciales aussi bien pour le réalisateur israélien Ram Loevy dont les films (déprogrammés l’année dernière en raison de la guerre au Liban) étaient projetés cette année, que pour les cinéastes finlandais – invités d’honneur à cette nouvelle édition – et ceux de la sélection Africa Doc. 
Cette section consacrée aux films sur l’Afrique ou réalisés par de jeunes Africains aurait pu être placée sous le patronage du pionnier René Vautier dont on projetait le mythique court-métrage Africa 50, réalisé dans les plus grandes difficultés politiques et administratives il y a plus d’un demi-siècle. Le Petit Homme à la caméra rouge, le film de Richard Hamon, qui l’accompagnait, retrace l’aventure de ce premier film français anticolonialiste, censuré jusqu’en 1996, qui valut au réalisateur du célèbre Avoir 20 ans dans les Aurès un an et un jour de prison. « Je filme, explique-t-il, ce que tout le monde sait, ce que tout le monde peut voir et que personne ne montre. » 

Car la caméra est une arme de combat, pour René Vautier comme pour Ram Loevy, qui lutte contre l’oubli en montrant avec beaucoup de difficultés, depuis les années 1960, les vies détruites et l’enfermement des Palestiniens en Israël. Comment faire voir d’un point de vue différent la réalité ? Il faut la construire, lui donner une forme qui non seulement nous informe mais nous touche et nous fait accéder à une certaine vérité au-delà du simple reportage. 
Ainsi, en plantant sa caméra parmi les habitants de Mafrouza, Emmanuelle Demorris nous fait participer à la vie de ce quartier pauvre d’Alexandrie (Égypte). La réalisatrice devient ici l’un des personnages du film. Les habitants l’interpellent, la questionnent, mettant parfois en scène eux-mêmes, de façon souvent drôle et émouvante, leur quotidien et leur quartier. De même, les deux derniers juifs d’Afghanistan qui vivent dans la synagogue de Kaboul, désertée et pillée, discutent avec humour des choix de l’ethnologue-cinéaste Dan Alexe, dans Cabale à Kaboul, qui nous rend présente la fin poignante d’un monde. 
Cette façon de filmer exige un profond engagement et une très grande détermination de la part des réalisateurs. Certains d’entre eux ont fréquenté leurs personnages pendant plusieurs années avant de les filmer ; ils ont noué des relations de confiance et ils en sortent pour certains « essorés » comme le dit Osvald Lewat, cinéaste camerounaise. Son film, Une affaire de nègres, coproduit avec la France et le Canada, raconte la peur, le silence et la douleur des familles face aux dérives d’une campagne de lutte contre le banditisme dans la région de Douala, qui fit en 2000 plus d’un millier de morts et de disparus (souvent sur simple dénonciation du voisinage). Faire connaître la vérité, lutter contre l’injustice, ne pas abandonner ceux qui souffrent : « Je ne pouvais pas ne pas le faire, c’était une nécessité », dit-elle. Est-ce cette nécessité qui donne à ce film comme à certains autres sa force et ce caractère universel qui nous touche et dépasse le reportage ou le film purement militant ? 

On pourrait en dire autant de certains films plus intimistes auxquels cette « nécessité » donne à l’écriture comme à l’image une grande force, tel le très court film de la jeune sénégalaise Aïcha Thiam, Papa…, sur la si longue attente d’un père qui ne revient au pays que pour mourir. Et quelle nécessité, sinon une vraie rencontre, a poussé Lucie Thierry à filmer dans Poussière de femmes les balayeuses de rue de Ouagadougou ramassant l’éternelle poussière avec leurs petits balais de paille et parlant de leur travail et de leur place de femmes ? 
C’est ce sentiment de « nécessité » que l’on souhaite transmettre aux étudiants du mastère de réalisation qui va s’ouvrir, en collaboration avec Africa Doc, en octobre prochain à l’université de Saint-Louis du Sénégal. Ces étudiants veulent filmer « l’Afrique qui existe » afin que « dans dix ans le cinéma du continent explose », comme le prédit Jean-Marie Barbe, cofondateur du festival de Lussas et responsable de la section Africa Doc, profondément engagé dans ce travail avec eux.

Par : Françoise Arago, envoyée spéciale à Lussas, 2007

Article d’Olivier Barlet

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on août 15, 2007 by luciethierry

C’est une plongée. On les voit de dos converger dans la pénombre. On les distingue à peine dans la nuit, pliées en deux, sans lumière qui les signalent, à la merci des chauffards éméchés. Le jour se lève peu à peu et le film continue de capter leur sempiternel mouvement. Elles balaient. Nous sommes au centre de Ouaga, dans les grandes avenues qui convergent vers le rond point des Nations unies. Aucun commentaire : le film s’effacera devant leur parole. Les douces percussions du musicien burkinabè Tim Winsé accompagnent une caméra qui ose peu à peu se rapprocher.
La  » brigade verte  » rend la ville propre et belle. Pour un salaire de rien du tout. Et à point d’heure pour éviter les mobylettes.  » Au début, il fallait gratter avec des pioches pour atteindre le goudron « . Misérables ? Non, ces femmes rient ensemble, sont déterminées à faire ce travail considéré comme humiliant par leur famille, leurs enfants. Leur parole s’élargit. Elle devient témoignage de la souffrance des femmes, pratiquement seules à l’écran. Le film balaie large comme ça sort, face à une réalisatrice qui joue le jeu de l’écoute, de l’empathie, sans chercher à trop cadrer le propos, et une équipe technique entièrement africaine. C’est du réel tout cru, honnête, sans rien de sensationnel, sans la tension d’une attente, d’une histoire, sans concession à la compassion. Le contraire du reportage télé. Et puis, parce que cette distance le permet, l’émotion est là, surtout quand une femme analphabète va elle-même chercher son salaire. Une victoire. Et puis, cette phrase de Thomas Sankara :  » J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte.  » Les mots pour le dire.