Festival d’Alès 2008

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" with tags on avril 28, 2008 by luciethierry

Jeune Afrique

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on septembre 1, 2007 by luciethierry

Du 19 au 25 août se sont tenus les états généraux du film documentaire. Avec une sélection spécifiquement dédiée au continent.

Est-ce que réaliser un film peut changer la vie ? Servir à quelque chose ? Comment montre-t-on la réalité ? Questions récurrentes durant les états généraux du film documentaire qui, comme chaque année depuis vingt ans, se tenaient à Lussas, en Ardèche (France), et sont engagés depuis 2001 dans la promotion et le soutien des documentaires africains. Ces questions sont cruciales aussi bien pour le réalisateur israélien Ram Loevy dont les films (déprogrammés l’année dernière en raison de la guerre au Liban) étaient projetés cette année, que pour les cinéastes finlandais – invités d’honneur à cette nouvelle édition – et ceux de la sélection Africa Doc. 
Cette section consacrée aux films sur l’Afrique ou réalisés par de jeunes Africains aurait pu être placée sous le patronage du pionnier René Vautier dont on projetait le mythique court-métrage Africa 50, réalisé dans les plus grandes difficultés politiques et administratives il y a plus d’un demi-siècle. Le Petit Homme à la caméra rouge, le film de Richard Hamon, qui l’accompagnait, retrace l’aventure de ce premier film français anticolonialiste, censuré jusqu’en 1996, qui valut au réalisateur du célèbre Avoir 20 ans dans les Aurès un an et un jour de prison. « Je filme, explique-t-il, ce que tout le monde sait, ce que tout le monde peut voir et que personne ne montre. » 

Car la caméra est une arme de combat, pour René Vautier comme pour Ram Loevy, qui lutte contre l’oubli en montrant avec beaucoup de difficultés, depuis les années 1960, les vies détruites et l’enfermement des Palestiniens en Israël. Comment faire voir d’un point de vue différent la réalité ? Il faut la construire, lui donner une forme qui non seulement nous informe mais nous touche et nous fait accéder à une certaine vérité au-delà du simple reportage. 
Ainsi, en plantant sa caméra parmi les habitants de Mafrouza, Emmanuelle Demorris nous fait participer à la vie de ce quartier pauvre d’Alexandrie (Égypte). La réalisatrice devient ici l’un des personnages du film. Les habitants l’interpellent, la questionnent, mettant parfois en scène eux-mêmes, de façon souvent drôle et émouvante, leur quotidien et leur quartier. De même, les deux derniers juifs d’Afghanistan qui vivent dans la synagogue de Kaboul, désertée et pillée, discutent avec humour des choix de l’ethnologue-cinéaste Dan Alexe, dans Cabale à Kaboul, qui nous rend présente la fin poignante d’un monde. 
Cette façon de filmer exige un profond engagement et une très grande détermination de la part des réalisateurs. Certains d’entre eux ont fréquenté leurs personnages pendant plusieurs années avant de les filmer ; ils ont noué des relations de confiance et ils en sortent pour certains « essorés » comme le dit Osvald Lewat, cinéaste camerounaise. Son film, Une affaire de nègres, coproduit avec la France et le Canada, raconte la peur, le silence et la douleur des familles face aux dérives d’une campagne de lutte contre le banditisme dans la région de Douala, qui fit en 2000 plus d’un millier de morts et de disparus (souvent sur simple dénonciation du voisinage). Faire connaître la vérité, lutter contre l’injustice, ne pas abandonner ceux qui souffrent : « Je ne pouvais pas ne pas le faire, c’était une nécessité », dit-elle. Est-ce cette nécessité qui donne à ce film comme à certains autres sa force et ce caractère universel qui nous touche et dépasse le reportage ou le film purement militant ? 

On pourrait en dire autant de certains films plus intimistes auxquels cette « nécessité » donne à l’écriture comme à l’image une grande force, tel le très court film de la jeune sénégalaise Aïcha Thiam, Papa…, sur la si longue attente d’un père qui ne revient au pays que pour mourir. Et quelle nécessité, sinon une vraie rencontre, a poussé Lucie Thierry à filmer dans Poussière de femmes les balayeuses de rue de Ouagadougou ramassant l’éternelle poussière avec leurs petits balais de paille et parlant de leur travail et de leur place de femmes ? 
C’est ce sentiment de « nécessité » que l’on souhaite transmettre aux étudiants du mastère de réalisation qui va s’ouvrir, en collaboration avec Africa Doc, en octobre prochain à l’université de Saint-Louis du Sénégal. Ces étudiants veulent filmer « l’Afrique qui existe » afin que « dans dix ans le cinéma du continent explose », comme le prédit Jean-Marie Barbe, cofondateur du festival de Lussas et responsable de la section Africa Doc, profondément engagé dans ce travail avec eux.

Par : Françoise Arago, envoyée spéciale à Lussas, 2007

Article d’Olivier Barlet

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on août 15, 2007 by luciethierry

C’est une plongée. On les voit de dos converger dans la pénombre. On les distingue à peine dans la nuit, pliées en deux, sans lumière qui les signalent, à la merci des chauffards éméchés. Le jour se lève peu à peu et le film continue de capter leur sempiternel mouvement. Elles balaient. Nous sommes au centre de Ouaga, dans les grandes avenues qui convergent vers le rond point des Nations unies. Aucun commentaire : le film s’effacera devant leur parole. Les douces percussions du musicien burkinabè Tim Winsé accompagnent une caméra qui ose peu à peu se rapprocher.
La  » brigade verte  » rend la ville propre et belle. Pour un salaire de rien du tout. Et à point d’heure pour éviter les mobylettes.  » Au début, il fallait gratter avec des pioches pour atteindre le goudron « . Misérables ? Non, ces femmes rient ensemble, sont déterminées à faire ce travail considéré comme humiliant par leur famille, leurs enfants. Leur parole s’élargit. Elle devient témoignage de la souffrance des femmes, pratiquement seules à l’écran. Le film balaie large comme ça sort, face à une réalisatrice qui joue le jeu de l’écoute, de l’empathie, sans chercher à trop cadrer le propos, et une équipe technique entièrement africaine. C’est du réel tout cru, honnête, sans rien de sensationnel, sans la tension d’une attente, d’une histoire, sans concession à la compassion. Le contraire du reportage télé. Et puis, parce que cette distance le permet, l’émotion est là, surtout quand une femme analphabète va elle-même chercher son salaire. Une victoire. Et puis, cette phrase de Thomas Sankara :  » J’entends le vacarme de ce silence des femmes, je pressens le grondement de leur bourrasque, je sens la furie de leur révolte.  » Les mots pour le dire.

Histoire de « Poussière de Femmes »

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES", DOCUMENTAIRES on mars 1, 2007 by luciethierry

Ouagadougou, capitale du Burkina Faso « pays des hommes intègres ». L’obscurité a envahit la ville depuis plusieurs heures. Ramata, Mariam et Eugénie, engagée par la mairie sous la tutelle de l’association « Brigade Verte », sont penchées sur la route évitant tant bien que mal cyclistes et automobilistes, balayant inlassablement la poussière qui à coup sûr reviendra.

Par les témoignages de leur vie professionnelle et familiale, ces 3 femmes révèlent leur combat pour faire partir, d’une même énergie, la poussière de la ville et la pauvreté de leur maison. A travers leur vécu, leur âge, leur point de vue, elles prennent position dans une société urbaine en perpétuel changement.

Un documentaire pour nous éclairer sur le rôle et la place des femmes africaines aujourd’hui, majoritairement analphabètes, et pourtant  piliers de l’économie dans de nombreux pays de ce continent.

Les musiques originales de « Poussière de Femmes »

Posted in ARTICLES DE "POUSSIÈRE DE FEMMES" on février 26, 2007 by luciethierry

Voici le travail de Tim Winsey, musicien burkinabé, qui a fait une musique originale pour le documentaire : Cora, flûte, calebasse, balai rythment le film.

http://www.myspace.com/winseytim

EN COURS DE MISE EN LIGNE

La spiruline au Burkina Faso

Posted in REPORTAGES on décembre 8, 2006 by luciethierry

Reportage réalisé pour le journal TV5 Afrique.

Réalisé par Manivelle Productions.

CLIQUER SUR LE LIEN POUR VOIR LA VIDÉO :

La spiruline au Burkina-Faso
par jcfrisque

Association Tié

Posted in REPORTAGES on novembre 30, 2006 by luciethierry

Reportages avec les jeunes enfants des rues de Bobo dioulasso et l’association Tié.

Réalisé par Manivelle Productions.

CLIQUER SUR LE LIEN POUR VOIR LA VIDÉO :

La spiruline au Burkina-Faso
par jcfrisque

Zamana

Posted in CLIP on novembre 16, 2006 by luciethierry

Clip du rappeur burkinabè Smockey, réalisé par Jean-Claude Frisque, Manivelle Productions.

CLIQUER SUR LE LIEN POUR VOIR LA VIDÉO :

Zamana
par jcfrisque

Alternative Rap

Posted in DOCUMENTAIRES on janvier 29, 2006 by luciethierry

Montage du documentaire « Alternative Rap » (52min) réalisé par Martin Nganguem Kamdem.

Année 2006 – Burkina Faso

Sélectionné au festival Vues d’Afrique, Montréal 2008

Diffusé sur les chaînes du réseau CIRTEF (TV5, RTBF…)

Synopsis :

Après avoir à leurs débuts singés les Américains, pionniers et références d’un genre musical devenu majeur pour les jeunesses d’Afrique et du monde, les artistes de la scène rap africaine ont su peu à peu s’affranchir de leurs aînés d’outre atlantique.

Tout en utilisant à bon escient les possibilités technologiques du monde moderne, ils n’oublient pas les acquis culturels à eux légués par leurs ancêtres. Tout cela au service d’une musique militante, consciente, faite d’identités et de messages à travers lequel ils s’adressent au monde, parce qu’ils ont des choses à lui dire.

Ils prônent un panafricanisme moderne qui passe par des collaborations entre artistes et groupes de différentes nationalités, une liberté de ton qui ne peut être acquise qu’en créant des labels indépendants gérés par eux-mêmes, vu la sensibilité des thèmes traités dans leurs chansons.

Somme toute, des chefs d’entreprises qui réalisent des projets pour un développement endogène, dans le but d’aller vers le monde en tant que partenaires, et non pas en tant que dominés allant vers des dominants.

Contact : Martin Nganguem Kamdem

23 rue Duverger

13002 Marseille / France

Tel : +(33) 609.46.91.62 / +(33) 9.51.91.75.72 

Email : tino_4real@yahoo.fr

KATO KATO, Un malheur n’arrive jamais seul.

Posted in FICTIONS on décembre 1, 2005 by luciethierry

Montage de long-métrage « Kato Kato » d’Idrissa Ouédraogo (Burkina Faso)

Synopsis :

Kouroumi, la petite fille d’Ali et d’Azeta, est malade. Ali est instituteur et doit faire face à de multiples pressions liées à des dépenses imprévues (les médicaments pour Kouroumi, une nouvelle batterie), à la malveillance de son directeur et aux doléances de ses oncles venus du village. Il obtient un prêt de la banque et croit être au bout de ses ennuis mais peu après, il heurte, avec sa 2CV, Bintou, une fillette qui vient de commettre un larcin et tente d’échapper à ses poursuivants. Bintou meurt. Profondément remué par ce drame, Ali veut absolument retrouver la famille de l’enfant. Il fait la connaissance de Bill, Sam et Eric, les compagnons d’infortune de Bintou avec lesquels il va se lier et qui vont l’aider dans ses recherches.

Production: Les Films de la Plaine, CK Productions, NDK productions

Distribution
Idrissa Ouédraogo
Tel: (226) 50300307
arpa@fasonet.bf